Ton refrain…

Toutes les questions sont posées; les réponses affluent au rythme de ta pensée et de tes expériences, mais aussi de ta voix si posée qu’on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un subtil écho lointain travaillé par le courage du jour; pourtant subsiste une tristesse insoupçonnée mais consolable pour qui sait se laisser aller à exprimer ses émotions les plus inavouables. Je respire et palpite que pour toi mais la timidité me paralyse et me renvoie à ce que j’aime le moins de mon être.À chaque fois, c’est toujours aussi passionné mais ça me semble inatteignable et comme à chaque fois, je meurs de honte et un chagrin intense s’empare de moi, chaud et cruel comme une lame qui me transpercerait mon coeur affaibli par un infarctus émotif et sanglant.

La musique s’éloignait de ma tête et les images de mes yeux, mais sans complètement taire cette passion qui souffrait de plus en plus de ce silence asphyxiant mais tellement révélateur et enveloppant sans faim de loup, mais moi je canine la chair de mes espoirs, sans lesquels je me laisserais engouffrer dans un éclat de lune enflammé qui se consume inexorablement mais sans précipitation comme le brasier dans la cheminée, mon amour est ce brasier brûlant qui ne cessera jamais de subsister tant que continuera ton oxygène de souffler dessus et l’entretenir avec passion, celle-ci réveillant des désirs inavouables et intenses qui se permutent chaque fois en désillusion intuitives, qui se commutent toujours en illusions irrationnelles et qui chutent en une exaltation des sens, un peu comme si, les sentiments se concrétisaient enfin en une communion physique et sensuelle des corps en action.

Par la suite, ils se laissaient aller à l’aurore du moment comme autant de désirs inassouvis dont l’explosion se concrétise pâle et secrète comme un chuchotement subtil mais ô combien suave de l’innocence perdue. Au même moment, le rapprochement sentimental atteignit un sommet inégalé, le bonheur exquis et tendre de celui qui la désire et qui l’aime tant et si bien que ça lui fait peur et il y a un moment de recul, de fuite vers l’avant, mais qui est essentiel pour tourner en rond!

Normal, pensaient-t-ils, lorsqu’on cherche la réponse à une question si complexe et mystérieuse comme « Où sont les coins dans une pièce ronde? Où sont les angles d’approche aux frontières du temps et de l’infini ? Y a-t-il des angles que le temps puisse arrondir où est-ce que tout n’est qu’illusion des sens ? » La réponse était peut-être là, devant ses yeux mais comment la voir lorsque la noirceur se transforme en absence de toute création divine? Il ferme les yeux, et s’étourdit en une danse frénétique qui le conduit à revoir tout ce qu’il a écrit pour rendre en mots l’émotion de son refrain.

Les aiguës se perdaient dans le silence alors que les graves se frayaient un chemin, faisant vibrer ses os, son être. C’était symbiotique et irréel. Mais l’heure avance, il devait terminer ce soir afin de respecter son mandat et d’éviter de sombrer dans une litanie d’excuses. Il allait s’enfermer dans sa bulle des heures durant dans le but de créer le dernier refrain de cet album attendu depuis des lunes et des astres… Le désastre qu’il craignait ne se produirait pas, car finalement, il avait trouvé. Voici le refrain : Se perdre posthume, nocturne et diurne, taciturne et triste au point où ça te casse les burnes et où tu veux filer vers Saturne, car c’est dans les brumes qu’on aperçoit la lagune qui hume le bitume des urnes. N’est-ce pas un refrain idéal qui saura transmettre aux générations futures toute l’immensité de sa création ? Toute la grandeur de ce qu’un humain peut, en temps donné, faire de ses dix appendices presque autonomes mais souvent harmonieux, paradoxalement, est dévoilée dans ces mots qui rythment en urnes.

Sa vie allait prendre un tournant inattendu et euphorisant dès demain. Il le sait. C’est inévitable maintenant que chaque minute le conduise vers ce moment de bonheur ultime et magique qui alimentera son pouvoir de création d’une part mais aussi son imaginaire, sa structure de pensée, son ouverture aux autres et le plaisir de ses admiratrices d’autre part. Lorsqu’il y réfléchit plus profondément, ses pensées s’illuminent comme les lampadaires de Venise. Son œuvre mélodieuse et lyrique le conduisit vers un absolu qui s’étend comme le grand canal par jour de tempête alors que personne d’autre n’ose s’y aventurer par crainte de ne jamais y revenir.

Mais de son côté, il n’y a plus d’hésitation qui tienne, il doit s’avancer et tendre vers l’autre sans que la peur n’ait raison de lui, ainsi il pourra enfin se réaliser comme l’être humain qu’il mérite d’être, celui qui atteint un niveau s’approchant de la perfection à un point tel que l’humanité entière en serait abasourdie de promesses de tant de vérités révélés à tous ceux qui sont capable de les entendre, mais surtout ne jamais croire que qu’on nous dit.

FIN

Le D.

Anarcho-pragmatiste

Le satellite voyageur

Loup de ville

Caulfield

Maszellan

MFL

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