Désirs…

Dans le creux dispendieux, de ton absence silencieuse, je me perds dans mon propre souffle, sans cesse essoufflé de perdre mes heures à te rêver, à te désirer, à vouloir réparer tes blessures et ta tristesse que j’ai causées. Sans le vouloir bien sûr, je t’ai malmené et tu as finalement fait confiance en moi, me confiant même tes secrets les plus inavouables… Que de pouvoir as-tu laissé entre mes mains! J’en ai abusé, comme de ton corps, mais en m’imprégnant jour après jour de ta tristesse,  j’en viens à me noyer moi-même dans ce noir océan qui me gruge mes émotions, mais j’en tire tout de même quelque chose et je peux évoluer vers une relation fusionnelle de plus en plus complice mais qui est voué à ma propre mort.

De ce fait, je ne peux plus que de tenter, impuissante, de soulager sa peine et son ennui mais tout de même, j’ai cette curieuse impression de sombrer dans une mer agitée d’émotions inconstantes mais qui fait en sorte que le contrôle de mes émotions se trouve chambranlant et mes moments de tristesse et d’angoisse deviennent de plus en plus envahissants, malgré le désir de toi qui me perturbe de plus en plus et aussi ton regard interdit qui me fixe sans cesse malgré le drame et la tristesse permanente dans tes yeux. Mais pourquoi sens-je que nous valsons au rythme de tes émotions et non pas des miennes, même si tu me laisses tout de même la chance d’ouvrir la voûte de ton cœur mais que le mien saigne de plus en plus et que je me perds une fois de plus dans ces nébuleuses pensées sombres entretenues par mon angoisse et ce que je vois dans tes yeux?

Ton regard me transperce d’une lame tranchante comme si une vérité en découlait. On dit que les yeux sont le reflet de l’âme, j’ai peur que cette profondeur dans laquelle j’essaie de m’enfermer, devienne mon idéal absolu, qui guide mes désirs et ainsi amoindrit le choc. J’avais longtemps cru que je pourrais vivre en paix malgré tes absences, mais à chaque fois toutes les veines de mon corps explosent d’une douleur incontrôlable qui me fait souffrir beaucoup mais la pire douleur n’est pas là, insidieuse, elle se cache dans chaque parcelle de mon âme et me démolit littéralement. Je tombe, je tombe encore dans les entrailles de la peur et de la peine mais,  contre toute attente, tu reviens et m’accroches juste avant que le maelström m’avale et me recrache, pesante, comme la douleur qui me transperce tout mon être, surtout mon coeur et mes pensées contractées par les racines du cœur et les branches de la raison qui semblent paradoxalement se réunir dans un tout conforme à un idéal démodé et passéiste mais relaxant et rassurant comme la mort.

Cette chose qui nous détruit, nous décapite et nous laisse là, seul et sans défense émotive, nous unit néanmoins et nous projette vers de nouvelles étoiles, un horizon prometteur mais il y a toujours cette chose sombre qui se baptise: doute, et qui plane au-dessus des crânes dans cette réflexion! Non dans celle qui stimule les esprits faibles, contraints à se complaire dans leur indifférence et dans leur tristesse étudiée par les golems vidés de leur substance, juges de toutes instances qu’un destin vide de sens et infiniment triste ne saurait rendre compatissants malgré le temps.

Le coeur cherche son souffle, la tête anoblit la raison, et les sens se voient divisés entre le vide de la perception et le plein de ce qu’on aimerait percevoir à savoir un souffle, un courant, quelque chose de chaud qui nous rapproche de plus de plus et qui brûle ardemment nos désirs mais qui s’inversent encore en délires emprisonnés dans une sorte de formalisme moral qui nous empêche de nous épanouir complètement, d’agir selon nos cœurs souverains et têtus qui cherchent à s’apprivoiser dans des émotions sinusoïdales, passionnées et symbiotiques qui nous tuent un peu plus chaque jour.

À la fin, c’est toujours une onde implacable qui nous projette par terre et détruit nos aspirations mais elle porte en soi la clé de voûte d’une inspiration inédite qui titille l’esprit d’une illusion sensorielle apte à déchaîner en nous des vagues de fougue et de passion lubriques et propice à nous enchaîner dans les flots des sentiments mais qui désenchante les flots figés de la similitude lubrique. Il va de soi que l’enchantement déchaîné commute avec un torrent d’émotions déprimantes qui s’effondrent comme des briques aux ailes brisées et qui se confondent en symbiose telle une destruction parfaitement coordonnée, comme une vérité oubliée. L’important est alors de faire table rase sur le passé et de figer le présent, et de nourrir la flamme qui se nourrit de l’air de l’autre et de la chaleur de notre proximité et de notre passion partagée, ce qui ne fait qu’alimenter l’impression que tous les dieux et tous les mondes ne sont sans nos corps en percussion que chimères déracinées et exsangues. Malheureusement, les antécédents sont difficiles à enterrer et reviennent en bombardements de souvenirs aux sons des murs qui craquent, à la vision sombre des cloisons qui s’effritent et à la pensée attristante qui se perd en souvenirs incertains. Le bruit assourdissant des battements de mes cils est amplifié par l’écho réverbéré dans le lourd silence en ma poitrine sensuellement voluptueuse et attirante pour les regards masculins, ce qui ne peut que déclencher une attaque massive d’un désir dansant et désinvolte jusqu’aux convulsions en grands yeux révulsés vers mes songes et en morsures intérieures.

Le plaisir de me sentir envahie par deux milles pleines lunes torturées n’a de sens que si autant de soleils torturants sont éclipsés totalement par leur présence démoniaques. Le charme cruel de ces présences altère furtivement ma passion, pourtant brûlante comme tous ces soleils, ce qui m’amène à ressentir comme une desquamation des ténèbres entourant mon cœur esseulé d’une aura aseptisée d’une solitude tournoyante et arrondie mais insoutenable, qui ne fait qu’alimenter encore plus mon désir qui s’apparente à des fragments de lumières intangibles, mais tellement brillants que mon esprit en est aveuglé et mon corps en frémit tant cette atmosphère est magique et névralgique. Je fume des herbes cueillies dans la pépinière des impossibles amours, et qui provoquent chez moi des délires amers et doux comme une chance imposteur, mirage d’un simple retour vers un goût mielleux émanant du mausolée de nos retrouvailles.
FIN

Auteurs:

MFL

Anarcho-pragmatiste

Le satellite voyageur

Grand maître des anonymes

Loup de Ville

Maszellan

Luciousloba

Une femme libre

Charme Psylle

Une Réponse to “Désirs…”

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