Premisse…

Mercredi ensoleillé, le ciel est tout de même nuageux… une sorte d’apaisement flotte et le vent se lève tranquillement créant du coup son abondante chevelure qui bouge de gauche à droite et le visage qui se crispe légèrement par la force des vents. Un passage doux sur les yeux même si sa peau frissonnait de ces effluves de vent.

Pourtant, ces frissons cachent un secret qui tend à s’éclaircir comme le ciel, ses pensées obscures rêvent se s’évader, de se libérer de l’emprise de ce secret qui demeure incrusté tel un orage sans fin qui tempête ses peines enfouies dans un océan de larmes. Ces larmes qui comme un torrent, se déversent sur ses joues qui rougissent de l’avoir trop longtemps gardé, mais il s’aventure trop, elle le repousse et recule, mais il avance la bague à la main, grandement aveuglante pour celui qu’elle refuse encore de voir malgré son envie brûlante d’un rapprochement enveloppant et envoûtant tellement qu’elle préféra se sauver plutôt que de concrétiser cet instant potentiellement magique et relaxant.

Nous sommes loin de croire à la vie en symbiose mais nous voulons tout de même sentir ce rapprochement intense, ce picotement, cet échange de complicité corporelle et mentale qui nous enivre et laisse la peau chatoyante, perlée et nous bouleverse. Comme si ce n’était pas assez, le vent se mit à souffler encore plus fort et à caresser nos frissons. Nos respirations haletantes à l’unisson pour nous combler d’amour et de sensualité exquises et nous amener dans cet ailleurs qui nous semblait si inimaginable auparavant mais qui désormais n’appartient plus qu’à une réalité renouvelée et prometteuse, même si empreinte de contraintes nébuleuses et étoilées comme dans un lit sous un drap de ces étoiles.

Ceux-ci éclairent nos cœurs avec leur clarté subtile et nous emmènent dans un état chaotique qui chavire la nuit comme endormie. De cet état léthargique, surgit une tristesse insoutenable qui paradoxalement nous rapproche un peu plus de la communion ultime de nos sentiments et du rapprochement entre âmes qui s’interfèrent, entre esprits qui interagissent, entre êtres qui se canalisent presque. Désormais, la vérité n’appartient plus qu’à eux. C’est en conscientisant cette pensée que le nébuleux pouvait s’octroyer le droit de le divulguer.

Sans hésiter, elle se leva et, en une mouvance floue, se dirigea vers la fenêtre qu’elle ferma d’un coup sec. Soudain, la lumière blanche de la lune céda sa place à une noirceur sans âme. Sa colère, sa peine… ses émotions lui donnaient envie de s’envoler vers un espace autre, de se perdre à la face du monde pour se retrouver elle. Elle, qu’elle espérait tellement fuir, se retrouvait face à elle-même et ne pouvait plus imaginer une autre réponse que celle dont elle venait de prendre conscience. Elle respirait alors le vent bleu comme la fleur d’une pensée au printemps de ses amours. Aujourd’hui, il ne restait plus rien de ces printemps fiévreux, ils appartenaient désormais à un autre temps.

Il devait arrêter son regard vers le passé et écrire les pages enivrantes de sa réalité présente pour enfin concrétiser sur un bout de papier, la prémisse de ces espoirs transis, qui refusent obstinément d’appartenir à quiconque voudrait les dompter. Alors, que faire si sa seule chance consistait à laisser le piège se refermer sur lui ? Sentant l’étau s’affaisser sous le poids de sa plume, que dis-je, de son clavier, il décida que c’en était assez de ces vers vertueux et solitaires alors la vie passait devant ses yeux, ne pouvant en profiter sur aucune corde. Il se lança dans le vide abyssal de l’abstrait et flotta sur les flots tumultueux d’une vague agitée et engendrée par sa prose renaissante et saisissante.

Chaque son qui résonnait hors de sa tête se heurtait à l’ignorance et à la surdité des esprits obtus qui ne s’intéressaient qu’au côté morne des choses. L’invisible, sous leurs yeux, se révélait à faire prendre conscience de leur vide existentiel et les obligeait à sortir incessamment afin de parcourir comme chaque fois la grève de leur conscience universelle métaphysique et parallèle. Comme une hyperbole de sens, leurs consciences respectives étaient arrivées à destination. Le repos s’imposait à ceux qui savaient écouter les mots criés par leur âme.

Le reste de la populace, automate, ne se concernait pas pour quelques mendiants cherchant l’absolu à gauche ou à droite, sous toutes les pierres quoi. Plutôt, ils ignoraient comme si le heaume de leur médisance les gardait isolés d’un humanisme bienveillant qui ne cherche qu’à tendre les bras pour secourir et soulager la souffrance continue de sa courte vie. Celle-ci, éphémère comme un orage de fin de journée, fut ponctuée de gouttes de désespoir qui perlaient sur sa peau comme la sueur après un effort intense, mais aussi de pétales de bonheur qui se déposaient doucement et subtilement sur son corps. Il ressentait de plus en plus ses sensations et ses émotions, mais aussi les sons et rythmes que martelaient les battements de son coeur qui battait la chamade et qui palpitait au rythme de ses émotions qui tranquillement se perdaient dans une fumée noire, hors de lui.

FIN

AUTEURS:

LE D.

MFL

LOUP DE VILLE

MAZSELLAN

RENART LÉVEILLÉ

LE SATELLITE VOYAGEUR

ANARCHO-PRAGMATIQUE

Y-MAN

LE MÉDIATEUR FARCEUR

CHARLOTTE RUSSE

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